Cap Frehel - 1° phare

Pays : France Région : Cote d Armor
Le premier phare.


Caractéristiques générales (*):
Situation : Plévenon - Fréhel.
Latitude / Longitude : 48°41’03'' N - 002°19’08'' W
Monument classé : oui, classé le 23/5/2011.
Gardienné : -
Visitable : non.
NGA / Admiralty : _-_/_-_
Construction (*):
Année de construction : 1701 - 1702.
Matériaux : moellons et granit de Chausey
Architecte : Garengeau (ingénieur).
Entrepreneur : Gilles Martin Fremery.
Couleur : -
Hauteur : 15 m.
Forme : tour cylindrique accolée à un escalier à vis.
Nombre d'étages : 3
Nombre de marches : -
Habitation : oui.
Eclairage (*):
Optique : -
Lampe : charbon.
Puissance : -
Code : -
Couleur : -
Visibilité : 15 milles.
Hauteur de la lampe : -
Hauteur sur mer : -
Mise en service : 8 novembre 1702.
Electrification : -
Automatisation : -
Désactivé : oui.
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Un peu d'histoire.

Le fanal pose pas mal de problèmes. Dés 1687, on trouve des traces dans les archives que l’on souhaite une nouvelle tour.
Il faudra la tournée d’inspection de Vauban en mai 1694 pour prévoir la construction du premier phare.
C’est l’ingénieur Garengeau qui soumet les plans le 1 octobre 1701. Il s'agissait d'une tour cylindrique de 15 m avec un escalier accolé. Les plans étaient une copie des Phares du Stiff (ile d'Ouessant) et des Baleines (île de Ré). La tour est composée de 3 niveaux. Le premier est la réserve de charbon, le second le corps de garde (surveillance d’approche des troupes anglaises) et le troisième le logement du gardien. Les pierres du fanal sont utilisées.
Le feu est placé sur la plateforme. Le réchaud est en fer, copie de ce qui a été posé à Ouessant.
Le premier gardien prend ses fonctions le 8 novembre 1702. Le feu n’est allumé que durant l’hivers. Les frais seront remboursés par une taxe que les armateurs payeront lors de leurs passages dans les ports des environs.
Il faut attendre le 1 mai 1717 pour avoir un allumage toute l’année. Il faudra un stock plus important de charbon et la présence de deux gardiens.
En 1774, on change l'optique et on place une lanterne vitrée. Les mèches plates et des réflecteurs paraboliques augmentent la portée.
Les frais d’entretien augmentent. Une tempête brise le verre de la lanterne, les réflecteurs doivent être réargentés. La tour et la lanterne se délabrent. Le logement est exigu pour 2 gardiens. De plus, les marins se plaignent de l’efficacité du feu.
En 1817, la lanterne sera modifiée avec des lampes d’Argan et des réflecteurs paraboliques. Cet éclairage donne satisfaction à Cordouan. Une horloge entraine la rotation pour fournir des éclats.
La nouvelle optique donne satisfaction. Le phare est en fonction jusqu’en 1847.

Références : Jean-Christophe Fichou, Centre National des Phares.


Visites

La tour dite «de Garangeau» est accessible mais ne se visite pas.