Roches-Douvres (1)

Pays : France Région : Cote d Armor
Premier phare détruit.


Caractéristiques générales (*):
Situation : Plateau des Roches-Douvres
Latitude / Longitude : 49°06’18'' N - 02°48’50'' W.
Monument classé : -
Gardienné : -
Visitable : -
NGA / Admiralty : ../..
Construction (*):
Année de construction : 1867-1869.
Matériaux : métal.
Architecte : Léonce Reynaud.
Entrepreneur : ateliers Rigolet.
Couleur : -
Hauteur : 57 m.
Forme : -
Nombre d'étages : -
Nombre de marches : -
Habitation : oui.
Eclairage (*):
Optique : -
Lampe : -
Puissance : -
Code : -
Couleur : -
Visibilité : -
Hauteur de la lampe : -
Hauteur sur mer : -
Premier éclairage : 6 août 1869.
Electrification : -
Automatisation : -
Désactivé : détruit en août 1944.
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Un peu d'histoire.

La construction du phare des Roches Douvres se fait en plusieurs étapes.

Il y a d’abord le fait que la décision de sa construction est prise lors du programme de 1825. Bien que situé loin des côtes, entre Les îles de Bréhat et de Guernesey, cet écueil est dangereux.

Beautemps-Beaupré fait un relevé en 1832 et déclare qu’il est impossible d’ériger un phare à cet endroit. Le transport pose problème car loin des côtes, l’accès n’est pas aisé et la violence de la mer rend la construction trop difficile.
Le projet est abandonné et on construit les Héaux de Bréhat à la place.

Trente ans plus tard, c’est la période des constructions métalliques. Pour les ingénieurs des Ponts et Chaussées, ces constructions répondent aux exigences demandées. Le Service des Phares fait construire le plus haut phare métallique du monde (52 m). Il est destiné à la Nouvelle Calédonie.
Léonce Reynaud s’occupe des plans et sa réalisation est faite par les ateliers parisiens Rigolet. Monté à Paris puis démonté, il sera remonté sur place avec succès.
Fort de cette expérience, le projet refait surface. C’est à nouveau Léonce Reynaud qui fait les plans. Le phare est légèrement plus haut (58 m) et c’est le même atelier qui est choisi.
Le phare est monté à La Villette. Il est présenté à l’Exposition universelle en 1867.

Les pièces démontées sont amenées sur l’île de Bréhat.

Le remontage sera plus compliqué que prévu. Léonce Reynaud est sur place pour résoudre les problèmes et motiver les ouvriers. Il a acquis une bonne expérience lors de la construction des Héaux de Bréhat.

Cet assemblage d’un squelette de 16 montants boulonnés et rivetés n’est pas aisé par une mer souvent démontée. L’élévation se fait étage par étage avec un escalier en fonte au centre. Commencé en fin 1867, il est mis en service le 6 aout 1869.

Il héberge les gardiens qui très vite se plaignent du confort. « Un four par forte chaleur, un glaçon en hiver » voilà ce qui ressort de leur vie. C’est sans oublier l’humidité, le bruit et les vibrations durant les tempêtes. Aucune amélioration réelle n’a pu être apportée.

L’optique est un premier ordre à feu scintillant alimenté à l’huile végétale. Comme les autres, il passe à l’huile minérale (1875) puis la vapeur de pétrole en 1899.

En 1903, une optique (focale de 0,92 m) est installée sur une cuve à mercure. Le feu est à éclat.

Si la construction fut une réussite, Léonce Reynaud admit "sans doute la pierre vaut mieux que le fer... ».

Le phare est détruit en aout 1944 par les troupes allemandes.


Visites

Le phare est détruit.